Capitalisme et Marxisme ;
Totalitaire dans sa vision, égalitaire pour ses partisans et collectif dans ses actions, le marxisme n’as pas réussi à s’imposer de part son sens poussé de l’organisation et de la planification.
Prôner par les plus grandes dictatures du dernier siècle cette doctrine dite des régimes communistes, n’as pas réussi à se maintenir en puisant ses forces à travers ses adeptes
Les raisons d’un échec ?
Cette vision qu’on peut aussi bien qualifier de surréaliste à cause de son caractère perfectionniste et idéaliste, visait à transformer l’homme en outil servant l’état, négligeant ainsi l’épanouissement des individus pour des buts à caractère beaucoup plus collectif.
Caractérisé par une économie centralisée, tuant toute concurrence, l’état restait le seul décisionnaire dans tout ce qui incombait aux domaines sociaux, économiques et socio-économiques d’une nation.
L’histoire reste seule juge, dans ce que fussent les bilans noirs tirés par les peuples soumis à cette idéologie.
Ce serait faire erreur que de dire que cela incombe aux concepts même de cette doctrine.
La plus grande erreur, fut celle de négliger l’aspect humain et de soumettre la faible nature humaine à un idéal inaccessible.
Ainsi, la corruption, le mensonge et l’égoïsme tous innés dans cette même nature ont eu raison de cette doctrine.
En planifiant et perfectionnant ces perceptions, le marxisme n’a réussi ni à produire, ni à s’épanouir ni même à offrir cet idéal social tant prisé par tant de peuples ; donnant ainsi naissance à une classification cruelle des individus.
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Beaucoup moins totalitaire dans sa vision, prônant plus de liberté et de laxisme le capitalisme a réussi à s’imposer grâce notamment à son égoïsme raffiné et à sa grande capacité à bafouer les règles du spiritualisme religieux.
Audacieux et entreprenant en même temps, le capitalisme a su créer des richesses là ou l’épuisement était de mise, prônant une concurrence sans limites, appelant ainsi à plus de consommation, plus de production, plus de risque …il a vite fini par sombrer dans une boucle
Soumise à la seule loi des marchés.
En voulant mettre à chance égale les individus et pousser l’humain à se surpasser, le capitalisme à montrer ses limites. Son triomphalisme ne peut donc être qu’éphémère.
L’état n’ayant qu’un rôle secondaire à jouer, l’argent est vite devenu le moteur par excellence du capitalisme.
Acquérir au lieu de conserver, c’est par cette audace de toujours entreprendre que le capitalisme a su s’imposer.
Un grand détour dans l’histoire nous permet de mieux cerner ces deux idéologies
La Pologne, ce pays autrefois satellite dans ce que fut l’ancienne URSS, bastion d’un nationalisme sans limite, a donné naissance à l’une des plus grandes confrontations entre communistes socialistes et prolétaires capitalistes.
Grande fut la patience de ses nationalistes polonais pour éviter une intervention Russe de soumission, comme celle de 1953 en République Démocratique Allemande, 1956 en Hongrie et1968 en Tchécoslovaquie.
Subir cet ennemi au lieu de le provoquer, telle était leur stratégie, attendant ainsi le moment opportun. Subissant cet esclavage communiste, les polonais ont sombré dans une chute économique qui leur a tout de même permis d’éviter les chars russes.
Staline, cet homme qui avait modernisé la Russie en combattant la barbarie par la barbarie, ne lésinait pas sur ses moyens pour soumettre les peuples de l’Est, notamment en ciblant le nationalisme naissant dans certaines nations.
Cette icône d’un communisme puissant n’hésita pas à assassiner, déporter, jeter dans des camps de concentration les ennemis de cette idéologie, il assassinat ainsi RAJK en Hongrie et emprisonna Wladyslaw GOMULKA en Pologne…pour ne citer que ceux la.
Lénine mettait déjà en garde les Russes contre Staline, le qualifiant «d’homme dangereux » ;« Le complot de la blouse blanche », « les purifications et assassinats », telles était sa manière de soumettre ces peuple à cette idéologie humainement inaccessible.
Le capitalisme a été moins violent, plus intelligeant, plus respectueux envers l’humain. Sauf que noir fut son bilan aussi ; cette idéologie ou la loi du plus fort l’emporte a provoqué une marginalisation de certaines classes sociales, La nécessité et le besoin de réussir, poussaient à risquer plus, La crise financière actuelle illustre parfaitement l’échec et les limites d’une telle doctrine.
La spéculation financière sauvage a eu raison de la réalité économique et a engendré une crise non seulement financière mais également par ricochet, économique et sociale.
En outre, cette crise n’a pas encore dévoilé tous ses secrets et fait encore peur dans la mesure
Ou elle a un caractère mondial et ne manquera pas de toucher à toutes les couches sociales notamment celle des plus petits.
Jusqu’à quand devrons-nous choisir entre cet idéal inaccessible et cet individualisme dévalorisant, quelle place tient l’épanouissement de l’homme entre ces deux idéologies ? N’y a-t-il pas une troisième voie ?
A.SIOUANI


